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Loïc Le Meur sait s'entourer. Il a réussi à rassembler pour le tour de table de Seesmic, sa start-up de discussion vidéo, Steve Case, le fondateur d'AOL ; Ron Conway, le business angel le plus actif de la Silicon Valley mais aussi un des tout premiers investisseurs de Google ; Michael Parekh, ancien associé de Goldman Sachs en charge de l'introduction de Yahoo au Nasdaq ; mais aussi le fondateur de LinkedIn, Reid Hoffman.
Au total, ce sont 12 business angels de renom qui ont intégré le capital de Seesmic pour un montant total de 500.000 dollars (lire l'article Seesmic, le nouveau projet de blog vidéo de Loïc Le Meur, du 30/10/07). Le fonds d'investissement Atomico de Janus Friis et Niklas Zennström, fondateurs, entre autre, de Skype, ayant investi 5,5 millions de dollars.
"Après mon arrivée dans la Silicon Valley, j'ai passé trois mois sans mettre les pieds à mon bureau, uniquement pour me constituer un réseau, explique Loïc Le Meur. Je ne connaissais quasiment personne ici." Grâce au capital-risqueur Jeff Clavier qui lui a servi de poisson pilote et quelques rencontres lors de conférences, notamment celle de Steve Case, Loïc Le Meur a obtenu ce qu'il recherchait : pas de l'argent, ils n'ont investi chacun que 40.000 dollars en moyenne, mais un board qui lui ouvre les portes de toute la Silicon Valley.
Ces fonds levés, Seesmic peut maintenant développer son audience. Le site devrait ouvrir officiellement le 31 mars prochain. D'ici là, les internautes peuvent s'inscrire en demandant une invitation. Grâce à la participation de la communauté (2.000 membres actifs à ce jour), le site sera traduit dès son ouverture en plusieurs langues, avec un objectif unique : atteindre 1 million de visiteurs uniques d'ici la fin de l'année. Pour cela, la société compte d'abord sur les partenariats et le bouche à oreille.
"Ici, personne ne me demande combien je vais gagner d'argent les premières années, explique-t-il. D'abord, on vous demande d'atteindre une masse critique, et si vous échouez, vous disparaissez. C'est seulement ensuite, que vous commencez à penser à votre chiffre d'affaires. LinkedIn a attendu d'avoir 5 millions d'abonnés avant de faire rentrer du chiffre d'affaires. Et aujourd'hui, ils prévoient de réaliser 80 millions de dollars de chiffre d'affaires en 2008."
En test depuis plusieurs mois, Seesmic se positionne comme une plate-forme de discussion vidéo, utilisable depuis le Web comme le mobile. Un widget est en développement pour permettre aux sites Internet de proposer le service sur leurs pages, tel un forum où chacun s'interpelle en vidéo.
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Si le projet n'a donc pas vocation à faire rentrer beaucoup de chiffre d'affaires dans les mois qui viennent, Loïc Le Meur a identifié deux pistes de revenu possible. D'abord la publicité vidéo contextualisée en fonction du thème de la conversation, ensuite un service payant qu'il imagine comme une sorte de blog vidéo. Une sorte de Typepad avec l'image.
La présidente et fondatrice du Women's Forum for the Economy and Society n'aime pas qu'on dise que son forum est féministe, qu'il défend les femmes. A cinquante-six ans, Aude de Thuin argumente : " Ce n'est pas tout à fait défendre la cause des femmes, c'est donner la parole aux femmes ! Moi je n'ai pas voulu faire un forum défensif et féministe. Même si je le suis... Je le suis parce que je suis une femme de ma génération, qu'il y a eu de grandes féministes. Mais moi je n'ai pas voulu inscrire le forum dans ce féminisme-là, j'ai voulu l'inscrire dans une sorte de parité. Nous sommes 50 % de la population, et c'est juste du bon sens de vouloir donner la parole aux femmes parce que nous contribuons au bon équilibre du monde ! "
Troisième édition du forum
L'idée du forum lui naît d'un affront : " J'ai voulu aller à Davos, j'ai envoyé une demande de candidature, j'étais prête à m'inscrire et à payer pour participer... Et on n'a même pas daigné me répondre ! Cela m'a un peu vexée. Et puis j'ai des copines qui y allaient, Dominique Hériard-Dubreuil, Patricia Barbizet... elles me racontaient. C'est ainsi que je me suis mise à m'y intéresser. " Elle apprend alors que le forum ne compte pas plus de 5 % de femmes. " Quand j'ai réalisé qu'il y avait si peu de femmes, je me suis simplement dit, comme par réflexe, qu'on ne pouvait être exclues de ce forum dont on disait que c'est celui des gens qui refont le monde. " Comme à chaque fois, c'est presque par enchantement qu'elle décide de traduire son idée par une entreprise : " J'ai eu envie de créer une société, pour combler un manque, parce que je pensais que quelque chose manquait. " Le Women's Forum, qui tiendra sa troisième édition du 11 au 13 octobre à Deauville, a rencontré dès le début un grand succès, réunissant plus de 500 femmes venues du monde entier, parmi lesquelles la reine Rania de Jordanie, Cherie Blair...
Aude de Thuin n'en est pas à son coup d'essai : " J'ai commencé à bosser, j'avais vingt-deux ans, parce que je n'avais pas le choix, je n'avais pas d'argent. Mais ma vraie première entreprise, je l'ai créée à l'âge de trente ans : j'ai fait un Salon professionnel, la Semaine du marketing direct, et ça a été assez extraordinaire. C'était un peu l'histoire de monsieur Jourdain : tout le monde utilisait les techniques du marketing direct sans le savoir. Je l'ai créée en 1981, et c'était délirant, tout le monde disait alors : "Mitterrand vient d'arriver, il faut quitter la France !" Pourtant, en réalité, ces années 1980-1990 ont été formidables pour les entrepreneurs parce que tout était possible, on lançait des choses qui étaient un peu folles, les banques nous suivaient et cela marchait ! "
De nombreux succès
Aude de Thuin a ensuite créé le Salon de l'art du jardin et La Belle Ecole, consacrée à l'art de vivre à la française... De nombreux succès, mais elle avoue aussi : " J'ai aussi eu des échecs. Avec un Salon important, l'Art de la maison, je me suis plantée. J'ai connu pour la première fois les licenciements économiques et je crois que ma formation de terrain de chef d'entreprise, je l'ai eue là. Parce qu'on ne peut pas réussir et être un bon patron d'entreprise si on n'a pas connu l'échec : à un moment c'est juste la vie qui reprend le dessus, avec ses coups durs. "
" Moi je me suis créée toute seule, quand je suis arrivée à Paris, je ne connaissais personne. Je suis simplement quelqu'un de curieux et j'adore avoir des modèles, Simone Veil, Gisèle Halimi, Gilberte Beaux. Et ce qui fait ma force c'est le sens de l'observation. " Elle se consacre donc désormais au Forum des femmes, dont elle déclinera une version " panasiatique " en 2008 en Chine. Que manque-t-il aux femmes ? " Je n'ai pas créé le forum pour créer un réseau, même si le réseau est important pour les femmes, parce qu'elles n'ont pas le temps de s'en construire un : quand elles bossent, même quand elles ont des responsabilités, la première chose dont elles rêvent le soir, c'est de rentrer chez elles, contrairement aux hommes qui vont dans des clubs... Aujourd'hui, le problème des femmes, c'est qu'elles n'ont pas systématiquement envie de se mettre en avant. Elles ne sont pas à la recherche du pouvoir : ce dont elles rêvent, c'est d'un équilibre professionnel et familial. "
Source: Retrouvez l'intégralité de l'interview à 12 heures et 16 heures sur BFM dans " Les sagas du pouvoir ", d'Hedwige Chevrillon.
Stratégie Océan Bleu: Comment créer de nouveaux espaces stratégiques
Tandis que, sur les marchés de grande consommation, les concurrents déploient des efforts inouïs pour gagner quelques mètres de linéaire par rapport à leurs rivaux, d'autres entreprises
délaissent cette lutte au couteau pour s'aventurer vers des horizons inconnus. Mais attention, innover n'est pas gagner ! Pour partir à l'aventure, il faut d'abord préparer sa route. C'est ce que
les auteurs de Stratégie Océan Bleu appellent le « canevas stratégique » : que va-t-on apporter au client ? À quel coût ? Quel est le potentiel à long terme ? En effet, un lac peut de loin
ressembler à un océan et trop d'entreprises, sous l'action de quelques génies du marketing ou d'une bande d'ingénieurs bricoleurs, ont cru trouver des mines d'or là où il n'y avait que quelques
pépites et, le filon épuisé, ont dû revenir à la case départ. Faute d'une lutte de tous les instants contre la dispersion, l'océan bleu risque fort de n'être qu'un mirage. Tout ce qui brille
n'est pas d'or !
Océans rouges et bleus. À mesure que les océans rouges de la concurrence se colorent du « sang » de leurs victimes, les dirigeants des firmes doivent tenter
de s'ouvrir aux océans bleus, ces vastes espaces stratégiques inexplorés, vierges de tous rivaux. Cependant, toute stratégie foncièrement innovatrice finit par être copiée un jour ou l'autre.
Tout océan bleu risque donc, tôt ou tard, de virer au rouge.
Canevas stratégique. Où l'entreprise s'affranchit du piège de la concurrence en dressant sa propre courbe de valeur, laquelle recense les critères sur lesquels elle pourra faire porter son
effort à l'avenir. Le canevas permet à la Direction générale d'apercevoir le futur dans le présent.
Avancée stratégique. Initiative à l'origine du lancement d'un service ou d'un produit, qui conquiert par son avancée un nouvel espace en stimulant la demande.
Innovation-valeur. Pierre angulaire des océans bleus. Nouvelle stratégie de rupture qui n'a pas sa place dans une logique conformiste. Elle professe que les frontières entre secteurs n'ont
rien de définitif. L'innovation-valeur induit des avantages en matière de coûts qui ruinent par avance toute contre-attaque d'un concurrent.
Management équitable. L'une des variables du succès d'une démarche océan bleu tient au climat d'équité instauré au sein de l'entreprise. Chaque salarié coopèrera d'autant plus et d'autant
mieux à la nouvelle stratégie qu'il sera intimement persuadé que la procédure est équitable, que la Direction a pris ses responsabilités en toute impartialité et qu'elle l'a respecté en tant
qu'individu.
Source: L'expansion W.Chan Kim et Renée Mauborgne
Le marketing et le développement durable (ou Marketing vert)
Le concept de Développement Durable s'est largement affirmé en Europe et en France ses dernières années. Chaque secteur ou métier tente de l'adapter à son univers en créant des concepts connexes
tels que :
• "Bâtiment durable"
• "Equipement durable"
• "Energie verte"
• "Haute Qualité Environnementale",
• "Architecture verte"
• …
D'un concept initialement théorique puis politique, il est aujourd'hui intégré par bon nombre d'acteurs économiques dans la vie des entreprises, même si la mode des concepts et leur inévitable
turn-over associé laisse à penser que tout concept, quelle que soit la force de son contenu est appelé à disparaître ou à évoluer à court ou moyen terme. La durée de vie des concepts est
d'ailleurs de plus en plus courte… Le concept d'entreprise "Citoyenne" a été remplacé par celui de "Développement Durable", qui semble atteindre en France son stade de maturité, à partir duquel
il déclinera inexorablement pour être absorbé ou tout simplement substitué par un nouveau concept sociétale ou environnemental. Il n'en demeure pas moins que les problématiques environnementales
perdureront.
Aujourd'hui, trois niveaux d'implication des entreprises peuvent être observées :
• Niveau 1 : ces entreprises se cantonnent à des actions de communication de "façades" : la fameuse "peinture verte".
Sur ce point, il convient d'être extrêmement prudent. Plus que dans d'autres domaines, il est hautement recommandé de ne pas abuser de la crédulité des clients, pour au moins 2 raisons :
• la sensibilité environnementale est grandissante
• l'environnement joue sur un registre hautement impliquant sur le plan personnel, voire émotionnel.
Ainsi la démarche environnementale d'une entreprise est indissociable d'une pratique éthique.
• Niveau 2 : ces entreprises souhaitent saisir les opportunités de nouveaux marchés en développant des offres produits ou services "durables".
• Niveau 3 : D'autres enfin, encore très peu nombreux, vont beaucoup plus loin et intègrent le concept de Développement Durable au coeur de l'entreprise dans une démarche structurelle sur
les 3 piliers :
• économie
• environnement
• social.
L'intégration dans une politique marketing du Développement Durable constitue donc un passage obligé pour bon nombre d'entreprises dans l'industrie ou les services. Cependant, son introduction ne
peut pas être improvisée sans mener une réflexion marketing prenant en compte :
• le positionnement initial de l'entreprise
• l'image perçue par les clients
• la légitimité de l'entreprise à se positionner sur des axes environnementaux (au risque de ne pas paraître crédible)
• la perméabilité des clients à recevoir un discours ou une offre "verte"
• les attentes des clients
• la perception de bénéfices pour les clients.
Souce: ABC Marketing